Pendant la Coupe du monde, une ville universitaire du centre du Kansas, Lawrence — environ 96 000 habitants —, a pris une nouvelle identité : celle du camp de base de l’équipe nationale d’Algérie.

L’Algérie y a installé son camp de base pour la Coupe du monde, et toute la ville a tout simplement adopté cette sélection nord-africaine comme la sienne. Le centre-ville s’est couvert des drapeaux vert, blanc et rouge de l’Algérie, les habitants ont multiplié les soirées de retransmission, et les gens du coin ont même appris les chants de l’équipe.

Le plus drôle et le plus attendrissant : l’Université du Kansas (KU) possède un cri de ralliement légendaire, « Rock Chalk Jayhawk ». Cette fois, tout le monde en a réécrit les paroles pour scander « Rock Chalk Algeria ». La fanfare de l’université a joué l’hymne national algérien, et l’artiste local Stan Herd a utilisé des matériaux naturels et organiques — plantes et terre — pour « faire pousser » un immense drapeau algérien sur la pelouse du campus.

Le sélectionneur de l’Algérie, Vladimir Petkovic, a confié aux journalistes que l’équipe ressentait tout cet amour. « Nous avons eu de très bonnes ondes », a-t-il dit — pas seulement de la part des Algériens du coin, mais aussi d’Américains de souche venus les encourager.

Une équipe, une petite ville inconnue, réunies par la Coupe du monde. Certains y voient la plus belle histoire d’amour inattendue de ce tournoi. C’est bien là la magie du football : il peut transformer deux endroits qui n’ont rien à voir en une grande famille.

Sources : ABC News / Good Morning America, « Kansas town adopts Algerian team during World Cup » (lien) ; KCUR (NPR), « Lawrence is now ‘Little Algeria’ for the World Cup », 24 juin 2026 (lien) ; reportage vidéo Reuters.


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