Mise à jour : 2026-06-17|Les données en temps réel sont sujettes aux annonces officielles
L’Iran arrive à la Coupe du monde 2026 d’une manière qui ne ressemble à celle d’aucune autre équipe. Là où les autres formations se soucient des terrains d’entraînement, du décalage horaire et des blessures, l’Iran a dû composer avec les visas, les manifestants et le casse-tête logistique d’installer son camp d’entraînement au Mexique tout en devant franchir la frontière vers les États-Unis pour jouer. Je suis le groupe G de près depuis longtemps (Iran, Belgique, Égypte, Nouvelle-Zélande), et cet article expose ce qui s’est déjà produit comme un fait, le contexte politique, et les éléments qui comptent vraiment pour les spectateurs au Canada — je dirai clairement ce qui est confirmé et ce qui ne l’est pas encore.
La Coupe du monde 2026 est coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, et les matchs du groupe G de l’Iran sont tous programmés sur le territoire des États-Unis. Le problème, c’est que la délégation iranienne n’a pas pu établir de base d’entraînement aux États-Unis. Elle avait initialement prévu de s’installer à Tucson, en Arizona, mais, finalement, sur les conseils de la FIFA, elle a fait de la ville frontalière mexicaine de Tijuana son quartier général, devant franchir la frontière du Mexique vers la côte ouest américaine pour chaque match, puis revenir ensuite. La délégation a aussi fait état de multiples blocages de visas : selon des médias étrangers, jusqu’à 14 membres de l’entourage (dont le président de la Fédération iranienne de football, le personnel d’encadrement et des médias) se sont vu refuser un visa américain, et même l’arbitre somalien désigné, Omar Artan, s’est vu refuser l’entrée.
Lors de la conférence de presse d’avant-match qui a suivi leur arrivée, le personnel de la FIFA a un moment rappelé aux médias de garder les questions centrées sur le football, mais l’atmosphère politique était difficile à éviter. L’entraîneur-chef Amir Ghalenoei a affirmé sans détour que les dispositions américaines en cause nuiraient à l’esprit du football; l’attaquant Mehdi Taremi a quant à lui dit que les difficultés de visas et le refus d’entrée de l’arbitre, entre autres, créaient « beaucoup de tensions » autour de la Coupe du monde. Pour les lecteurs, il ne s’agit pas de juger qui a tort ou raison, mais de comprendre qu’il s’agit d’une équipe qui dispute la compétition sous une forte pression politique, et que ce contexte traversera toute leur phase de groupes.
Le match d’ouverture de l’Iran à la Coupe du monde a eu lieu le 15 juin 2026 au SoFi Stadium, dans la région de Los Angeles, contre la Nouvelle-Zélande, et s’est soldé par un 2-2. Le Néo-Zélandais Elijah Just, qui évolue à Motherwell en Écosse, a marqué à deux reprises (une fois par mi-temps), ses deux buts ayant été servis par le capitaine Chris Wood; l’Iran a égalisé deux fois grâce à Ramin Rezaeian et Mohammad Mohebbi, la tête de ce dernier sauvant un point pour l’équipe. Il convient de noter que plusieurs joueurs de l’Iran n’avaient pas disputé de match officiel depuis un certain temps, leur championnat national étant suspendu depuis février, de sorte que tenir l’adversaire en échec lors du match d’ouverture constituait un bon début.
L’ambiance en dehors du terrain faisait tout autant partie de ce match. Des manifestants se sont rassemblés autour du stade avec des banderoles antigouvernementales; dans les gradins, des partisans d’origine iranienne ont agité le drapeau « du Lion et du Soleil » d’avant la révolution, et il y a eu des huées pendant l’hymne national, mais la majorité du public à l’intérieur soutenait tout de même l’Iran. Pour la diaspora iranienne, encourager ou non cette équipe nationale constitue en soi une question émotionnelle complexe et qui divise. Il y a aussi eu un épisode après le match : Ghalenoei a indiqué que l’équipe avait initialement prévu de passer la nuit en Californie pour favoriser la récupération, mais que, dans les heures suivant le coup de sifflet final, on lui a demandé de reprendre l’avion immédiatement vers Tijuana, décrivant l’Iran comme peut-être « l’équipe la plus opprimée de toute la Coupe du monde »; le gouvernement américain, pour sa part, a répondu qu’un retour immédiat au Mexique après le match était la disposition établie depuis le début. Les deux versions divergent, et les annonces officielles feront foi par la suite.
| Élément | Information confirmée |
|---|---|
| Groupe | Groupe G (même groupe : Belgique, Égypte, Nouvelle-Zélande) |
| Résultat d’ouverture | 15 juin 2026 contre la Nouvelle-Zélande 2-2, SoFi Stadium (région de Los Angeles) |
| Base d’entraînement | Tijuana, Mexique (impossible d’établir une base aux États-Unis; déplacements transfrontaliers pour les matchs) |
| Deuxième match | 21 juin 2026 contre la Belgique, SoFi Stadium, 12:00 locale (PT) |
| Troisième match | 26 juin 2026 contre l’Égypte, Lumen Field à Seattle (heure sujette à l’annonce officielle) |
Selon le calendrier publié jusqu’à présent, le deuxième match de l’Iran aura lieu le 21 juin au SoFi Stadium contre la Belgique, avec un coup d’envoi à 12:00 heure locale (heure du Pacifique); le troisième match se tiendra le 26 juin au Lumen Field à Seattle contre l’Égypte. Les trois matchs de phase de groupes de l’Iran lui-même sont tous programmés sur le territoire des États-Unis, mais le groupe G dans son ensemble est réparti entre plusieurs stades de la côte ouest américaine et canadienne — Nouvelle-Zélande contre Égypte et Nouvelle-Zélande contre Belgique sont tous deux prévus au BC Place de Vancouver, ce qui constitue la partie du groupe G la plus directement pertinente pour les spectateurs au Canada. Les heures réelles de coup d’envoi et l’attribution des stades pourraient encore être ajustées; veuillez donc vous fier aux dernières annonces du centre officiel des matchs de la FIFA.
Si vous habitez au Canada et souhaitez regarder les matchs de l’Iran, il y a quelques points à bien clarifier d’abord. Premièrement, les trois matchs de phase de groupes de l’Iran se déroulent aux États-Unis : pour y assister en personne, il faudra le plus souvent franchir la frontière vers Los Angeles ou Seattle; les règles d’entrée aux États-Unis avec un passeport canadien, ainsi que l’applicabilité et la validité de toute autorisation de voyage électronique (comme l’ESTA), sont sujettes aux annonces officielles américaines, alors assurez-vous de confirmer de nouveau avant de partir. Deuxièmement, le BC Place de Vancouver accueille des matchs du groupe G : pour voir ce groupe localement, vous n’avez pas nécessairement à quitter le pays — pour savoir exactement quels matchs et comment fonctionne la billetterie, il vaut mieux consulter directement la FIFA. Troisièmement, planifiez l’hébergement et le transport tôt : la demande dans les villes prisées est forte pendant la Coupe du monde, alors que vous descendiez aux États-Unis ou restiez au Canada pour regarder, il est préférable de tout organiser le plus tôt possible. Quatrièmement, soyez attentif à la sécurité et aux règlements si vous assistez sur place : à en juger par le match d’ouverture, les matchs de l’Iran s’accompagnent d’une sécurité renforcée et de manifestations à l’extérieur, et les règles sur les objets et drapeaux apportés dans le stade sont plus strictes; avant d’apporter des drapeaux ou des banderoles, il vaut donc mieux confirmer d’abord les règlements des stades de la FIFA.
Pour trouver un endroit où regarder la diffusion à Vancouver ou à Toronto, vous pouvez consulter notre guide des endroits où regarder et des diffusions au Canada; pour suivre l’avancement global de la phase de groupes, voyez la page du calendrier de la phase de groupes de la Coupe du monde.
L’histoire de l’Iran cette fois-ci ne se résumera assurément pas au seul pointage. Une équipe qui a établi sa base dans un pays tiers, qui porte le poids de la pression politique et des manifestations à l’extérieur, et à qui l’on a même demandé de partir du jour au lendemain après le match d’ouverture — la tournure des deux prochains matchs (contre la Belgique et contre l’Égypte) dépendra en grande partie de sa capacité à tenir ces perturbations à l’écart du terrain; tenir la Nouvelle-Zélande en échec à l’ouverture prouve au moins qu’elle reste compétitive sur le plan sportif. Pour les partisans ici au Canada, plutôt que de courir après des détails non encore confirmés, mieux vaut retenir d’abord trois choses : le calendrier fait foi selon les sources officielles, les documents transfrontaliers doivent être préparés tôt, et Vancouver accueille aussi localement des matchs du groupe G — pour le reste, attendez la mise à jour des annonces de la FIFA.
Cet article a été préparé par Let’s Canada et n’est pas une reproduction de l’original. Pour les calendriers, la billetterie, l’entrée et les règlements des stades, veuillez vous référer aux annonces officielles de la FIFA et des autorités nationales concernées.
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