Mise à jour : 2026-06-19 | Les renseignements en temps réel doivent être confirmés par les annonces officielles

Si vous faites vos valises pour vous envoler vers les États-Unis afin d’assister à la Coupe du monde 2026, voici une chose à absolument garder en tête : tous les sites américains et tous les sites des fêtes des partisans (Fan Festival) sont dotés de systèmes anti-drones déployés pendant toute la durée du tournoi. Ce n’est pas une rumeur, mais un dispositif confirmé personnellement par Andrew Giuliani, responsable du groupe de travail de la Maison-Blanche pour la Coupe du monde — les 78 matchs aux États-Unis, ainsi que les activités pour les partisans dans chaque ville hôte, sont en permanence sous ce parapluie de protection. Pour les partisans canadiens qui apportent un petit drone aérien dans l’espoir de filmer quelques belles images à l’extérieur du stade, cela pourrait être un piège qui vous laisse « le drone en miettes et le portefeuille à sec ».

Cette ligne de défense, menée par le département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS), peut détecter, suivre et identifier passivement les drones non autorisés, et les neutraliser au besoin. Le plus remarquable est le DroneHunter de Fortem Technologies — un intercepteur qui lance un filet pour capturer en entier un drone contrevenant, la seule option d’« interception cinétique » de l’approvisionnement du DHS. Associé à un radar au sol et à un logiciel de commandement, il est déployé sur 11 sites américains. Du côté de l’application de la loi, le FBI est à la tête des opérations : le FBI commande directement les opérations anti-drones dans trois villes hôtes, les huit autres étant prises en charge par diverses unités du DHS, avec un déploiement global d’environ 60 agents d’application de la loi spécialement formés. Autrement dit, l’espace aérien au-dessus du stade n’est pas « sans surveillance » — quelqu’un veille, et il a la capacité d’abattre votre drone.

Sur le plan réglementaire, l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis (FAA) a officiellement délimité des « zones d’interdiction de drones » (No Drone Zones) le 28 mai. Les jours de match, tout vol, y compris celui des drones, est interdit dans un rayon de 3 milles marins autour du stade et jusqu’à 3 000 pieds au-dessus du sol; les sites désignés pour les activités des partisans font l’objet d’une interdiction de vol dans un rayon de 1 mille marin et jusqu’à 1 000 pieds au-dessus du sol. Cette zone est en fait assez vaste — les stationnements et le pourtour du stade sont presque entièrement couverts, de sorte que l’idée de « je vais juste voler un peu à l’extérieur du site » ne fonctionne pratiquement pas.

Le prix d’une infraction est lui aussi bien réel. Pénétrer dans un espace aérien restreint sans autorisation peut entraîner une amende pouvant atteindre 100 000 $ US, la confiscation du drone, ainsi que des accusations criminelles fédérales, avec une peine maximale d’un an d’emprisonnement. Et ce ne sont pas des paroles en l’air — après le début du tournoi, le FBI a déjà saisi plusieurs drones contrevenants aux abords de Seattle, d’Atlanta et du SoFi Stadium à Los Angeles. Le conseil du webmestre est simple : pour ce voyage, laissez tout simplement le drone aérien à la maison; cela ne vaut vraiment pas la peine d’échanger un an de liberté contre quelques secondes d’images aériennes. Avant le départ, si vous voulez confirmer les dernières restrictions, vous pouvez utiliser l’application B4UFLY de la FAA ou consulter tfr.faa.gov pour vérifier en temps réel les renseignements sur les restrictions de vol (la portée et les plages horaires réelles doivent être confirmées par les annonces officielles).

Et qu’en est-il ici, au Canada? Beaucoup de gens supposent que « les règles américaines ne s’appliquent pas à Vancouver et à Toronto », mais cette affirmation n’est qu’à moitié vraie — les villes hôtes canadiennes ont elles aussi leurs propres interdictions de vol. Transports Canada a stipulé que, du 12 juin au 7 juillet, le vol de drones en deçà de 2 500 pieds dans les zones désignées est interdit (sauf exemption). Vancouver couvre le stade BC Place, le site de la Pacific National Exhibition (PNE), ainsi que des bases d’entraînement comme Killarney Park et UBC; Toronto couvre le BMO Field, renommé Toronto Stadium, Exhibition Place, de même que des sites d’entraînement comme Downsview Park et Centennial Park. Les sites officiels de la fête des partisans de la FIFA dans les deux villes sont également inclus. Ainsi, que vous fassiez un pèlerinage vers un match à l’étranger aux États-Unis ou que vous assistiez à un match à domicile à Vancouver ou à Toronto, « garder le drone dans le sac à dos » est la même réponse.

Les amis qui planifient tout un itinéraire pour la Coupe du monde peuvent aussi consulter notre aperçu pour assister à la Coupe du monde, afin d’organiser d’un seul coup les contrôles de sécurité des sites, le transport et l’hébergement. Un resserrement de la sécurité est la norme lors des grands événements, et les systèmes anti-drones s’accompagnent souvent d’une inspection plus minutieuse des effets personnels; nous vous recommandons donc de prévoir un peu plus de temps pour l’entrée, et de réserver votre attention aux moments forts sur le terrain plutôt qu’aux tracas à l’extérieur. Des détails comme les types d’appareils électroniques autorisés dans chaque site ainsi que les règles relatives à la photographie et à l’enregistrement pourraient encore être ajustés, et au final tout est assujetti aux annonces officielles de la FIFA et de chaque site.

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