Mise à jour : 2026-06-19|Les renseignements en temps réel sont assujettis aux annonces officielles
La Coupe du monde de la FIFA 2026 est coorganisée par le Canada, les États-Unis et le Mexique, le tournoi s’amorçant le 11 juin et se poursuivant jusqu’au 19 juillet. Avec des millions de partisans qui se déplacent d’un pays à l’autre, les mesures de protection en santé publique pendant l’événement sont elles aussi devenues un sujet de discussion — et le « risque d’Ebola » que divers médias ont récemment pointé du doigt n’est en réalité qu’une petite pièce du portrait d’ensemble en matière de prévention.
Mettons d’abord les choses au clair sur l’essentiel : selon l’évaluation du risque publiée par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), le virus Ebola est classé comme un risque « extrêmement faible » au Canada. Bien que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que le risque local est élevé dans les zones touchées comme la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda, elle maintient l’évaluation du risque à l’échelle mondiale à « faible ». De nombreux experts en santé publique ont également réitéré publiquement qu’Ebola présente un seuil de transmission relativement élevé (il faut un contact direct avec les liquides corporels d’un malade) et que, conjugué à la structure du tournoi et à la surveillance aux points d’entrée, la probabilité qu’il se propage dans les pays hôtes nord-américains est très faible. Autrement dit, la formule du titre « Les experts : le risque d’Ebola est extrêmement faible » tient la route.
Ce qui met vraiment les autorités de santé publique du Canada sur le qui-vive, c’est plutôt la rougeole. L’ASPC a cette fois recensé 14 agents pathogènes susceptibles d’être introduits au pays pendant l’événement (notamment les grippes aviaire et porcine, la variole simienne (Mpox), le poliovirus, le virus de Marburg, Ebola et le virus du Soudan), et parmi eux a classé la rougeole comme le seul risque « élevé » et comme la principale préoccupation. Le raisonnement est limpide : la rougeole est largement répandue dans le monde, se transmet par voie aérienne et est extrêmement contagieuse, alors que le Canada vient tout juste de perdre son statut d’« élimination de la rougeole ». Les foules amenées par le tournoi et les festivals de partisans sont justement ce qui accroît la possibilité qu’elle soit réimportée et se propage dans les communautés. Derrière elle, la variole simienne (Mpox) a été évaluée comme un risque « modéré », sa transmission se faisant encore principalement par contact intime. Donc, si l’on ne fixe son attention que sur Ebola, on passe au contraire à côté de ce que les autorités signalent réellement.
Comment la surveillance est-elle assurée? Les deux villes hôtes du Canada — Toronto (BMO Field) et Vancouver (BC Place) — ont déjà mis en place une surveillance renforcée des maladies. Les deux villes analysaient déjà régulièrement les eaux usées pour y détecter des virus respiratoires (comme la COVID, la grippe et le VRS), et cette fois elles étendent le réseau de surveillance aux stades, aux festivals de partisans et aux abords des terrains d’entraînement des équipes; Toronto fait par ailleurs appel au personnel de laboratoire de l’Université de Toronto et de l’Université métropolitaine de Toronto pour prêter main-forte. La pression est particulièrement forte du côté de Vancouver, où l’on estime qu’environ 350 000 visiteurs de l’extérieur vont affluer, en plus des spectateurs locaux qui prévoient assister à au moins un match. Comme la période d’incubation de la rougeole est d’environ une à trois semaines, les autorités ont aussi indiqué qu’elles poursuivront la surveillance pendant un certain temps après la fin du dernier match de Vancouver — un point à retenir pour les partisans qui planifient leur itinéraire.
Il faut clarifier en particulier que la mesure de « dépistage à des aéroports précis à l’arrivée » qui circule en ligne est une règle des États-Unis, et non du Canada. La partie américaine exige que les voyageurs ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours entrent par les aéroports d’Atlanta, de Houston ou de Washington Dulles et se soumettent à un dépistage sanitaire. Les spectateurs qui prévoient passer des États-Unis au Canada, ou dont l’itinéraire touche lui-même ces régions, ont intérêt à prévoir du temps pour cette formalité. Quant à savoir si le Canada ajoutera des exigences de quarantaine ou de certificat de santé pour certains voyageurs, rien n’est encore arrêté, et il faut continuer de s’en remettre aux plus récentes annonces de l’ASPC et des autorités sanitaires provinciales.
Côté diffusion, au Canada Bell Media a obtenu les droits de retransmission, la couverture en anglais de tous les matchs étant présentée sur TSN et CTV, avec diffusion en continu offerte par des plateformes comme TSN+ et Crave. Pour ceux qui veulent rester à la maison pour regarder les matchs, confirmer tôt les chaînes et les formules d’abonnement apportera plus de tranquillité d’esprit; l’hébergement et le transport en ville pendant la haute saison du tournoi gagnent eux aussi à être réservés le plus tôt possible — à Vancouver et à Toronto en particulier, les logements pendant les périodes de match sont depuis toujours pris d’assaut rapidement. Pour des renseignements de visionnement plus complets, vous pouvez consulter notre guide complet pour suivre la Coupe du monde au Canada et la consultation des informations de match en direct.
Enfin, un rappel : cet article est compilé à partir de renseignements de santé publique et de reportages des médias, et n’est fourni qu’à titre de référence générale; il ne constitue pas un avis médical. Une épidémie est une situation dynamique, et les évaluations du risque seront ajustées au fil des plus récentes informations. Avant de partir, veuillez vous en remettre aux annonces officielles de l’ASPC, de l’OMS et de la FIFA.
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