Mise à jour : 2026-06-19|Les informations en temps réel sont sous réserve des annonces officielles
La Coupe du monde 2026 est coorganisée pour la première fois par les États-Unis, le Canada et le Mexique, avec un calendrier réparti sur plusieurs villes des trois pays. Pour les joueurs et les partisans qui assistent aux matchs à l’étranger, la question de savoir « si l’on pourra franchir l’immigration sans encombre » mérite d’être éclaircie à l’avance, cette édition-ci plus que toute autre auparavant. Ce qui a le plus attiré l’attention récemment, c’est le feuilleton des visas américains entourant les joueurs de l’Iran.
Selon des reportages du média indien Deccan Herald et de plusieurs autres médias étrangers, l’attaquant iranien Mehdi Torabi avait d’abord obtenu un visa américain à « entrée unique », contrairement à ses coéquipiers qui avaient décroché des visas à « entrées multiples ». Après que l’Iran eut disputé son premier match de phase de groupes à Los Angeles (un match nul 2 à 2 contre la Nouvelle-Zélande), son visa à entrée unique est devenu caduc. La Fédération iranienne de football s’est ensuite coordonnée avec la FIFA pour lui obtenir un nouveau visa à entrées multiples, ce qui lui a permis de rester avec l’équipe pour la suite de la campagne. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une histoire fluide où « les obstacles ont été levés dès le départ », mais d’un processus d’abord bloqué, puis corrigé.
Ce feuilleton a aussi révélé un casse-tête propre à cette édition : selon les reportages, les visas accordés à l’équipe iranienne étaient assortis de conditions strictes — elle devait entrer aux États-Unis seulement la veille d’un match et quitter le pays le jour même du match, sans temps supplémentaire pour récupérer. De plus, environ 15 membres du personnel administratif et de gestion de la Fédération iranienne de football se sont vu refuser un visa américain, et en raison des tensions entre les États-Unis et l’Iran, l’équipe a déplacé son camp d’entraînement de l’Arizona, aux États-Unis, initialement prévu, vers le Mexique. Tous ces détails rappellent à chacun que lorsque les villes hôtes sont dispersées entre trois pays organisateurs, la complexité des visas et de l’immigration est véritablement sans commune mesure avec celle des éditions passées à un seul pays hôte.
Pour les partisans du côté canadien, la bonne nouvelle, c’est que la barre n’est en réalité pas si haute, mais les affirmations qui circulent sur Internet sont souvent erronées. Se rendre aux États-Unis avec un passeport canadien ne nécessite pas de demande d’ESTA. L’ESTA (système électronique d’autorisation de voyage) s’adresse aux voyageurs des pays du « Programme d’exemption de visa (VWP) », et le Canada ne figure pas sur la liste de ce programme — les citoyens canadiens relèvent de la catégorie exemptée de visa, et pour le tourisme ordinaire, les visites familiales ou les affaires, ils peuvent généralement entrer avec un passeport valide, pour un séjour pouvant aller jusqu’à six mois. Ce qu’il faut vraiment surveiller, ce n’est pas l’ESTA, mais la validité du passeport et le motif d’entrée; il suffit de vérifier avant le départ que le passeport est toujours valide (le statut de résident permanent titulaire d’une carte de résident permanent est différent, et il est conseillé de consulter les règles séparément).
Quant à assister aux matchs d’une région à l’autre entre les trois pays, tout devient beaucoup plus clair en mettant les règles d’entrée côte à côte :
| Pays hôte | Conditions d’entrée pour les citoyens canadiens (titulaires d’un passeport canadien) |
|---|---|
| Canada | Citoyens du pays, entrée avec le passeport. Le BC Place de Vancouver et le BMO Field de Toronto sont les deux stades hôtes. |
| États-Unis | Exempté de visa, aucun ESTA ni aucun visa de tourisme préalable requis; entrée avec un passeport valide, généralement pour un séjour pouvant aller jusqu’à six mois. |
| Mexique | Exemption de visa pour le tourisme et les affaires dans les 180 jours, mais il faut détenir un formulaire touristique mexicain (le formulaire numérique FMMD pour une entrée par voie aérienne, et la carte touristique FMM aux postes frontaliers terrestres). |
Concrètement, le Canada accueille 13 matchs lors de cette édition, concentrés dans les deux villes de Vancouver (BC Place) et de Toronto (BMO Field); Toronto a d’ailleurs présenté le 12 juin le match d’ouverture entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine, le tout premier match de Coupe du monde disputé sur le sol canadien. De nombreux partisans de Vancouver et de Toronto descendront aux États-Unis en chemin pour assister à un ou deux matchs de phase de groupes, et c’est là que la différence montrée ci-dessus — « pas d’ESTA pour les États-Unis, un formulaire touristique pour le Mexique » — devient bien utile. Les foules étant considérables dans les deux villes pendant le tournoi, il est conseillé d’organiser tôt le transport et l’hébergement — à Vancouver, on peut prendre le SkyTrain jusqu’au BC Place, tandis qu’à Toronto, on peut prendre le métro ou l’autobus de la TTC jusqu’au BMO Field. Pour suivre le calendrier de chaque équipe et les dernières actualités, consultez la page d’accueil officielle de la Coupe du monde.
Un dernier rappel : les politiques de visa, les itinéraires des équipes et les modalités de départ des sélections peuvent tous évoluer selon la situation, et le cas de l’équipe iranienne en est la meilleure preuve. Avant le départ, fiez-vous impérativement aux annonces officielles des États-Unis, du Canada et du Mexique ainsi qu’aux informations les plus récentes de la FIFA, et laissez suffisamment de marge de manœuvre dans votre passeport, vos formulaires d’entrée et votre itinéraire, afin de ne pas être pris de court à la dernière minute avant le match.
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