Vérification : 16 septembre 2026 | Renseignements généraux ; admission, frais et permis dépendent des conditions applicables à chaque personne.
Distinguez trois questions : l’école accepte-t-elle l’élève, les droits de scolarité sont-ils exemptés et faut-il un permis d’études ? Une réponse ne garantit pas les autres. Le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (CMEC) explique que les provinces et territoires sont principalement responsables du primaire, du secondaire et du postsecondaire, les autorités locales assurant notamment les inscriptions. IRCC traite les permis d’études au niveau fédéral. La province, le niveau scolaire ainsi que le statut et la résidence réels des parents et de l’enfant orientent les démarches.

La gratuité de l’école publique est assortie de conditions d’âge, de résidence et d’admissibilité ; le passeport canadien de l’enfant ne résout pas toutes les questions. Le survol du CMEC mentionne expressément l’âge et la résidence. Écoles privées ou indépendantes, études postsecondaires, garde d’enfants, activités après l’école et logement ne suivent pas tous les mêmes règles. Comparez programmes, soutien linguistique, trajet, besoins de l’enfant et budget réel plutôt que des classements sans méthode ni source.
Primaire et secondaire : résidence, frais et permis des mineurs
En Colombie-Britannique, la politique provinciale de financement tient compte de la résidence habituelle de l’élève et de son tuteur, et non seulement de la citoyenneté ou des documents d’immigration. Elle prévoit aussi d’autres catégories financées. Un exemple concerne le tuteur présent dans la province avec l’enfant, légalement admis, autorisé à travailler pendant au moins un an et employé, ou devant l’être, au moins 20 heures par semaine. Ce n’est pas une exemption nationale pour tous les enfants de titulaires d’un permis de travail. Les conseils scolaires examinent les preuves ; une adresse ou des documents de tutelle établis uniquement pour obtenir la gratuité ne suffisent pas.
Les voies fondées sur les études du parent en C.-B. comportent aussi des conditions. La même politique prévoit notamment une autorisation d’étudier d’au moins un an et l’inscription à un diplôme ou grade d’un établissement postsecondaire public de la province, ou à un grade d’un établissement privé de la province. Les programmes linguistiques préparatoires et certaines bourses ont des conditions supplémentaires. Un cours de langue court, n’importe quelle école privée ou le seul permis d’études ne garantissent pas la gratuité pour l’enfant. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive.
Pour une procédure concrète en Ontario, consultez le guide du Toronto District School Board (TDSB) pour les élèves non résidents. La voie du parent titulaire d’un permis de travail ou d’une lettre d’approbation d’IRCC exige notamment sa présence physique en Ontario, un enfant de moins de 18 ans à l’inscription, une preuve d’adresse à Toronto et les documents de permis. L’exemption suit la validité du permis parental. La voie du parent étudiant demande les preuves d’admission et d’inscription dans un collège ou une université admissible de l’Ontario, au moins 600 heures d’enseignement en présentiel et une lettre d’admission du bureau désigné. Cette liste n’est pas identique dans tous les conseils ontariens ni en C.-B.
Avant de vous engager pour un logement, utilisez l’adresse réelle pour repérer le conseil et l’école, puis confirmez programmes, places, niveau et pièces requises. Un agent immobilier ou intermédiaire ne peut garantir l’admission au nom de l’école. La procédure du TDSB répartit les élèves non résidents selon leur adresse à Toronto et demande des preuves d’identité, de filiation et de domicile ; les documents et bureaux varient selon la voie. Vérifiez bulletins, vaccination, traductions et évaluations linguistiques avec la liste de l’école concernée.
L’exemption de frais et l’autorisation d’étudier sont distinctes. Les règles d’IRCC sur les mineurs distinguent l’étranger du séjour déjà commencé au Canada. Un enfant étranger venant de l’étranger avec un parent titulaire d’un permis de travail ou d’études pour une scolarité de longue durée doit généralement demander son permis avant l’entrée. Une exception applicable au Canada ne se transpose pas automatiquement à l’étranger. Déjà au Canada, l’enfant dont un parent est autorisé à travailler ou étudier peut être admissible au primaire ou secondaire sans permis d’études. Les cours de six mois ou moins et d’autres situations suivent leurs règles. Vérifiez toutes les conditions et maintenez le statut légal applicable ; un parent visiteur ne crée pas automatiquement cette exemption.
La garde n’est pas identique pour tous les mineurs. Selon les consignes d’IRCC, un enfant de moins de 17 ans doit venir avec un parent ou tuteur légal, ou avoir au Canada un gardien responsable, citoyen canadien ou résident permanent. À partir de 17 ans et avant la majorité, l’agent peut exiger un gardien au cas par cas ; la majorité est fixée à 18 ou 19 ans selon la province ou le territoire. Si une déclaration de garde est requise, les parties du gardien et des parents ou tuteurs légaux sont signées et notariées respectivement au Canada et dans le pays d’origine. Le conseil scolaire ou l’hébergeur peut demander ses propres documents. Une famille d’accueil ne devient pas automatiquement le gardien désigné.
Budgétez les frais internationaux par conseil et année scolaire. Le barème du TDSB pour 2026–2027 et 2027–2028 prévoit, au primaire et au secondaire, 17 000 CAD de scolarité annuelle, 400 CAD de frais de demande et 500 CAD d’assurance médicale d’urgence annuelle. Cette assurance est en supplément et obligatoire pour les élèves internationaux. C’est un exemple du TDSB pour ces années, pas un coût total moyen canadien ; logement et ensemble des dépenses de vie ne sont pas inclus. Examinez remboursements, couverture et suppléments séparément. Une assurance scolaire ou un statut étudiant ne signifie pas une affiliation automatique au régime provincial de santé.
Postsecondaire en 2026 : conditions des programmes et chiffres des permis
Pour un collège, une université ou des études supérieures, vérifiez les exigences scolaires, linguistiques et du programme séparément des démarches d’immigration. La liste des établissements d’enseignement désignés (EED) d’IRCC sert pour le postsecondaire. Les écoles primaires et secondaires canadiennes sont aussi des EED, mais ne figurent pas sur cette liste. Une lettre d’acceptation n’est pas un permis approuvé. Les conditions d’IRCC portent aussi sur les ressources financières, les exigences médicales ou pénales applicables et la preuve auprès de l’agent que vous quitterez le pays à l’expiration du permis. Évaluez le risque des dépenses non remboursables avant la décision.
Les règles actuelles des lettres d’attestation provinciales ou territoriales (PAL/TAL en anglais) exemptent le préscolaire, le primaire, y compris la maternelle, et le secondaire jusqu’à la 12e année. Cette exemption scolaire n’a pas été créée en 2026. Depuis le 1er janvier 2026, les programmes menant à un grade de maîtrise ou doctorat dans un EED public bénéficient d’une exemption distincte. Elle ne couvre pas tous les certificats d’études supérieures, établissements privés ou programmes portant le mot « recherche ». Une prolongation au Canada dans le même EED et au même niveau, ou un échange admissible sans droits versés à l’EED canadien, obéit à ses propres conditions. Il faut joindre la preuve de l’exception.
L’exemption d’attestation n’exempte ni du permis d’études ni automatiquement du CAQ québécois. Les consignes d’IRCC pour le Québec précisent que la plupart des étudiants dispensés de PAL/TAL doivent encore obtenir un CAQ, sauf exceptions précises. Les attestations ordinaires comportent aussi une année de plafond et une durée de validité : une lettre d’une année de plafond précédente ne peut pas simplement être réutilisée. Au Québec, confirmez également la langue d’enseignement, l’admission et les documents provinciaux avec l’établissement concerné.
Les chiffres de 2026 mesurent des choses différentes. L’annonce d’allocations publiée par IRCC en novembre 2025 prévoyait jusqu’à 408 000 permis : 155 000 pour de nouveaux arrivants et 253 000 prolongations pour les étudiants actuels ou de retour. Pour les demandeurs assujettis à PAL/TAL, la délivrance prévue était de 180 000 permis, tandis que 309 670 représentait les places de demandes acceptées pour traitement, sans garantie d’approbation. Les groupes exemptés, dont le primaire et secondaire, restent inclus dans le total prévu. Ce sont des objectifs et plafonds, pas un décompte en temps réel ni une probabilité individuelle d’admission ou de refus.
Un avis d’IRCC confirme que, depuis le 1er avril 2026, les étudiants internationaux admissibles du postsecondaire n’ont plus besoin d’un permis de travail coopératif distinct pour les stages obligatoires du programme. Les conditions complètes actuelles exigent toujours une lettre de l’EED attestant le stage obligatoire, un programme postsecondaire admissible à temps plein, un permis d’études valide ou une demande de prolongation déposée avant expiration, et des conditions autorisant le travail sur le campus. Les stages ne doivent pas dépasser 50 % du programme. Les cours de langue, d’intérêt général ou préparatoires sont exclus. Faites corriger les conditions de travail manquantes selon la procédure avant de commencer.
Le même guide indique que les élèves du secondaire ont encore besoin d’un permis de travail coopératif. Il impose des arrêts de stage à la fin des études à temps plein, pendant un congé autorisé ou lorsque d’autres conditions changent, avec des règles particulières notamment pour le dernier semestre. La simplification postsecondaire n’autorise pas n’importe quel emploi hors campus et ne se limite pas à la maîtrise ou au doctorat. Les permis coopératifs existants restent utilisables pendant leur validité. Faites confirmer le programme et l’employeur par l’établissement, puis vérifiez vos documents et restrictions.
Pour le budget postsecondaire, consultez les droits et frais obligatoires réels de l’établissement selon votre statut tarifaire, niveau, programme et année. Une moyenne nationale n’est pas votre devis. Pour le logement ou la famille d’accueil, vérifiez prestataire, services, répartition de la garde, transport et annulation. Une promesse d’intermédiaire n’est pas une garantie de l’école lorsque celle-ci ne fournit pas le service. Une liste réunissant admission, catégorie de frais, permis, soins et échéances aide à obtenir des réponses écrites. Consultez le guide de santé au Canada pour les différences de couverture et le guide de vie au Canada pour les autres préparatifs.
