Mise à jour : 2026-06-07|Les informations en temps réel doivent être confirmées par les annonces officielles.
Chaque fois qu’un ami me demande comment se préparer pour un voyage au Canada pour voir les aurores boréales, je commence toujours par une parole honnête : ne le considérez pas comme un voyage où vous êtes « certain d’en voir ». L’aurore boréale, c’est une chose qui dépend de l’humeur du ciel. Moi-même, je suis resté debout au bord d’un lac par des températures de plus de vingt degrés sous zéro pendant la majeure partie de la nuit, pour finalement ne voir qu’un faible filet de vert au bord du ciel. Mais c’est justement pour cette raison que, lorsqu’on tombe vraiment sur la nuit où tout le ciel danse, cette scène reste gravée très, très longtemps. Alors, plutôt que de me tourmenter sur « quelle nuit elle apparaîtra », j’ai fini par concentrer mon attention sur « comment me donner quelques chances de plus ».
Le Nord canadien est en fait assez généreux à cet égard. Prenons Yellowknife : les informations de Destination Canada indiquent qu’elle compte environ 240 nuits claires par an propices à l’observation, ce qui en fait l’un des endroits les plus fiables au monde ; les exploitants locaux citent aussi souvent un chiffre — qu’entre novembre et avril, en séjournant trois nuits d’affilée, les chances de voir l’aurore peuvent atteindre plus de quatre-vingt-dix pour cent. Mon habitude personnelle est donc simple : je préfère prévoir une ou deux nuits de plus plutôt que de miser tous mes espoirs sur une seule nuit.
Quand on me demande où aller, je recommanderais en priorité les trois endroits ci-dessous. Ils ont des personnalités très différentes, vous pouvez donc choisir selon le rythme de voyage que vous souhaitez :
| Lieu | Particularités | À qui cela convient | À surveiller |
|---|---|---|---|
| Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) | Située juste sous l’ovale auroral, avec des points d’observation bien établis, de nombreux choix de circuits, et des coins sombres complets sur les lacs et en périphérie ; à environ 400 kilomètres au sud du cercle arctique | Les personnes qui chassent l’aurore pour la première fois, qui veulent un taux de réussite élevé et qui souhaitent un service complet en chinois ou en groupe | Les hivers sont extrêmement froids, facilement de -20 à -30 degrés, on ne peut donc pas lésiner sur l’équipement chaud |
| Whitehorse (Yukon) | Également sous l’ovale auroral, peut se combiner avec les paysages naturels du Yukon et les sources thermales (Eclipse Nordic Hot Springs ; à environ 28 kilomètres en dehors de la ville se trouvent aussi les Takhini Hot Springs) | Les personnes qui veulent associer l’aurore, les bains thermaux, l’autoroute et les activités de neige en des vacances complètes | Surveillez l’état des routes la nuit en hiver ; confirmez les pneus à neige et l’assurance avant de louer une voiture |
| Churchill (Manitoba) | Environ 300 nuits par an avec activité aurorale, un site d’observation de classe mondiale, et l’on peut aussi voir au passage la faune hivernale | Les voyageurs avancés prêts à dépenser davantage en transport et qui veulent la double récompense « aurore + nature sauvage » | Le transport vers l’extérieur est moins commode (nécessitant souvent un transfert en train ou en petit avion), prévoyez donc large pour le budget et le nombre de jours |
Côté saison, Destination Canada situe grosso modo la période d’observation de la fin août au début avril de l’année suivante. J’y suis allé en automne comme en hiver, et la sensation est très différente : en automne (vers la fin août à octobre), les nuits s’allongent et il ne fait pas si froid, le paysage porte encore les couleurs automnales, ce qui est bien plus accueillant pour ceux qui craignent le froid, et autour de l’équinoxe d’automne le champ géomagnétique est généralement plus actif ; en hiver (vers la mi-novembre au début avril), les nuits sont les plus longues et le ciel est sec, froid et limpide, avec le taux de réussite le plus élevé, au prix d’un froid vraiment intense — surtout à Yellowknife — tandis que la haute saison de Churchill se situe surtout en février-mars. Quelle que soit la saison, le créneau qui vaut le plus la peine d’attendre chaque nuit est probablement de 22 h à 3 h du matin — quant à savoir si vous tiendrez jusqu’à ce que l’aurore éclate vraiment, honnêtement, ce n’est souvent pas l’appareil photo qui en décide, mais la question de savoir si vos mains et vos pieds tiendront le coup.
Quelques approches que je trouve personnellement les plus concrètes : séjournez trois nuits ou plus si possible ; lors de mon premier voyage, je partirais directement avec un aurora tour local, car les chauffeurs connaissent les lieux et savent voir dans quelle direction se déplace la couverture nuageuse, et c’est bien plus rassurant en pleine nature au milieu de la nuit ; évitez autant que possible les jours autour de la pleine lune, car un clair de lune trop intense effacera les aurores les plus faibles ; rester au chaud compte vraiment plus que l’appareil photo, et je n’en oublie jamais un seul élément — doudoune, pantalon coupe-vent, bottes chaudes, gants épais, chaufferettes. Pour les photos, les téléphones plus récents peuvent la capter si vous activez le mode nuit ou la longue exposition, c’est juste que le bruit et les détails sont bien pires qu’avec un appareil photo ; si vous voulez photographier sérieusement, un trépied est presque inévitable. Cela dit, j’ai vu trop de gens passer toute la nuit à bricoler leur appareil et finir par ne jamais regarder l’aurore correctement de leurs propres yeux une seule fois, alors je me le rappelle à moi-même : regardez d’abord tout votre soûl, puis prenez le téléphone.
Au fond, c’est toujours ce vieux dicton — les saisons et les taux de réussite ci-dessus sont tous des statistiques à long terme, et la nuit même, tout dépend encore de la météo et de l’activité solaire. Avant de partir, consultez les prévisions d’aurores locales avant de décider de vous lancer ou non. Si vous voulez relier la chasse aux aurores à d’autres projets, vous pouvez aussi jeter un œil au récapitulatif des attractions du Canada et à la carte du Canada, et bien saisir les positions relatives de Yellowknife, Whitehorse et Churchill avant de planifier.


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