Mise à jour : 2026-06-17|Les frais de demande, les quotas et les conditions des programmes de chaque province sont ajustés chaque année ; les annonces officielles font toujours foi.
La résidence permanente canadienne (RP, Résident permanent), communément appelée la « carte de feuille d’érable », est l’objectif ultime de nombreux ressortissants étrangers vivant au Canada. Une grande différence avec le système d’immigration américain, c’est que le Canada n’a pas une seule voie, mais plusieurs voies d’immigration parallèles, et des personnes de parcours différents conviennent en réalité à des chemins complètement différents. Dans cet article, j’ai regroupé les principales voies de demande de RP actuellement disponibles, pour vous aider à dégager d’abord la grande orientation qui vous convient le mieux, puis à approfondir. Commençons par un tableau pour avoir une vue d’ensemble :
| Catégorie de voie | Programme principal | Public visé | Délai approximatif |
|---|---|---|---|
| Immigration fédérale des travailleurs qualifiés | Entrée express (FSW / CEC / FST) | Personnes ayant une expérience de travail qualifié et un niveau de langue suffisant | 6–12 mois |
| Programmes des candidats des provinces | PCP (variable selon la province) | Personnes ayant une expérience de travail/d’études dans une province précise | 12–24 mois |
| Parrainage familial | Conjoint / Catégorie du regroupement familial | Personnes ayant un conjoint/un parent qui est citoyen canadien ou RP | 12–24 mois |
| Système d’immigration indépendant du Québec | QSWP / QEP | Personnes ayant une compétence en français ou un travail/des études au Québec | 18–36 mois |
| Programme d’immigration des provinces de l’Atlantique | AIP (Programme d’immigration au Canada atlantique) | Personnes ayant une offre d’emploi dans une province de l’Atlantique | 12–18 mois |
| Immigration dans les communautés rurales | RCIP / divers programmes pilotes ruraux | Personnes travaillant dans une communauté rurale désignée | 12–18 mois |
Entrée express est le système de demande d’immigration fédérale des travailleurs qualifiés le plus courant et le plus important du Canada, couvrant trois programmes en dessous—FSW, CEC et FST—avec une priorité de demande déterminée par le score SCG (CRS). Pour ceux qui veulent rester après un permis vacances-travail, ou pour les diplômés étrangers fraîchement sortis, la CEC (catégorie de l’expérience canadienne) est habituellement la voie la plus rapide—parce que vous avez déjà accumulé sur place une expérience de travail admissible, ce qui vous épargne bien des étapes du départ à zéro. J’ai rédigé un article distinct sur les détails de cette partie, le Guide complet de l’Entrée express ; si vous voulez emprunter cette voie, poursuivez votre lecture là-bas.
Le Programme des candidats des provinces (PCP, Provincial Nominee Program) est une autre voie que beaucoup utilisent en combinaison. À part le Québec et le Nunavut, chaque province du Canada a son propre programme des candidats des provinces, qui peut désigner des immigrants étrangers selon les besoins de main-d’œuvre de la province. L’essentiel réside dans les deux façons de procéder après avoir obtenu une désignation provinciale : si vous êtes désigné par l’intermédiaire de l’Entrée express, vous obtenez directement 600 points SCG, ce qui équivaut presque à la garantie d’être sélectionné lors de la prochaine ronde ; si vous passez par un PCP de base (Base PNP) et postulez directement, vous contournez l’Entrée express et soumettez directement votre demande de RP à IRCC. Les programmes phares et les particularités de chaque province diffèrent passablement, alors choisir une province, c’est en fait choisir la piste où il vous est plus facile d’atteindre les seuils :
| Province | Nom du programme principal | Particularités |
|---|---|---|
| Colombie-Britannique (BC) | BC PNP – Tech, Skills Immigration | Forte demande dans le secteur des technologies ; nombreux immigrants taïwanais |
| Ontario (ON) | OINP – série Human Capital | Toronto a le plus grand marché du travail, mais la concurrence est féroce |
| Alberta (AB) | AAIP – Alberta Opportunity Stream | Forte demande en pétrole et gaz, construction, agriculture ; pas de taxe provinciale |
| Manitoba (MB) | MPNP – Skilled Workers, International Students | Scores relativement bas ; communauté chinoise bien établie |
| Saskatchewan (SK) | SINP – International Skilled Worker | Pénurie de main-d’œuvre marquée en agriculture et en santé |
| Nouvelle-Écosse (NS) | NSNP – Labour Market Priorities | Province de l’Atlantique, faible coût de la vie |
Si votre moitié est déjà citoyen canadien ou résident permanent, alors le parrainage familial (Family Sponsorship) est souvent la voie la plus directe. Les relations parrainables comprennent le conjoint (Spouse), le conjoint de fait (Common-law Partner) et le partenaire conjugal (Conjugal Partner), les enfants mineurs (Dependent Child, généralement moins de 22 ans), ainsi que les parents et les grands-parents (ces derniers nécessitant d’attendre le nombre limité de places ouvertes chaque année). Le répondant a aussi ses seuils : il doit être citoyen canadien ou RP, âgé d’au moins 18 ans, ne pas recevoir d’aide sociale (à l’exception des prestations d’invalidité), et disposer de moyens financiers suffisants pour garantir que la personne parrainée ne demandera pas d’aide sociale pendant la période prévue. Parmi celles-ci, le parrainage de conjoint est celui que les amis taïwanais utilisent le plus souvent ; j’en ai rassemblé les détails dans le Guide d’immigration conjoint/conjoint de fait au Canada.
Le Québec, lui, fait bande à part : c’est la seule province du Canada à posséder un système d’immigration indépendant, l’examen étant principalement mené par le gouvernement provincial (MIFI) plutôt que par IRCC fédéral. Vous devez d’abord obtenir le Certificat de sélection du Québec (CSQ) avant de demander la RP fédérale à IRCC. Il y a trois programmes phares : le QSWP (immigration des travailleurs qualifiés du Québec) est à points, plus votre français est fort, plus votre score est élevé ; le QEP (catégorie de l’expérience québécoise) se demande après avoir travaillé ou étudié au Québec, de nature semblable à la CEC ; et il y a aussi le programme d’immigration des investisseurs du Québec visé pour les investisseurs. Pour les personnes ayant une forte compétence en français, ou qui vivent déjà au Québec, le QSWP/QEP sont des voies efficaces et à la concurrence relativement faible, qui méritent d’être sérieusement considérées.
Enfin, il y a le Programme d’immigration au Canada atlantique (AIP, Atlantic Immigration Program), un programme pour les quatre provinces de l’Atlantique—Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador—dont le cœur est la « recommandation de l’employeur ». Vous devez d’abord obtenir une offre d’emploi d’un employeur désigné (Designated Employer) local ; le poste doit être à temps plein et non saisonnier, et l’employeur lui-même doit être un Designated Employer reconnu par IRCC ; avant l’établissement, vous devez aussi remplir la pre-landing requirement, par exemple organiser au préalable le logement, etc. Cette voie convient à ceux qui sont prêts à aller dans les provinces de l’Atlantique, avec un rythme de vie un peu plus lent et un coût de la vie un peu plus bas.
Comment choisir selon les différents parcours ?
Après avoir parlé de tant de voies, comment choisir concrètement ? Le tableau ci-dessous présente les chemins les plus souvent empruntés par des personnes de parcours différents, purement à titre indicatif ; la situation réelle de chacun est différente, donc avant de déposer officiellement une demande, vous devriez tout de même vérifier point par point en fonction de votre propre situation :
| Votre situation | Chemin suggéré |
|---|---|
| Plus d’un an de travail qualifié après un permis vacances-travail (TEER 0/1/2/3) | Entrée express – CEC (le plus rapide) |
| PGWP obtenu après les études, travail dans une province précise | Regardez d’abord la voie PCP de cette province, tout en créant un profil EE |
| Informaticien/ingénieur avec une offre d’emploi canadienne | L’employeur demande une EIMT (LMIA), tout en menant la demande EE |
| Le conjoint est citoyen canadien ou RP | Parrainage de conjoint (Spousal Sponsorship), tout en demandant un permis de travail ouvert pour conjoint |
| Les parents sont citoyens canadiens ou RP, et vous êtes à l’étranger | FSW (demande depuis l’étranger) + attente de la ronde EE |
| Compétence en français ou présence au Québec | QEP (Québec) ou la ronde de la catégorie français de l’EE |
Questions fréquentes sur la RP, les frais et l’obligation de résidence
Beaucoup de gens confondent RP et citoyenneté. Pour faire simple, un RP (résident permanent) jouit du droit de vivre, de travailler et d’étudier au Canada, et peut aussi bénéficier de l’assurance maladie publique, mais ne peut pas voter, ne peut pas détenir de passeport canadien, et doit résider physiquement au Canada au moins 730 jours à l’intérieur de chaque période de 5 ans (ces 730 jours n’ont pas besoin d’être consécutifs, et une partie du temps passé à l’étranger peut, sous certaines conditions, être créditée) ; la carte de RP est habituellement valide 5 ans. Un citoyen (Citizen), lui, n’a aucune restriction de résidence, peut détenir un passeport canadien et n’a pas à renouveler périodiquement son statut. Pour passer de RP à citoyen, il faut avoir résidé physiquement au Canada 1 095 jours au cours des 5 années précédant la demande.
Côté frais, IRCC les a augmentés le 30 avril 2026. En prenant l’exemple d’un demandeur principal de la catégorie économique (Entrée express / PCP), les frais de traitement actuels sont de 990 $ CAD, auxquels s’ajoute le droit de résidence permanente (Right of Permanent Residence Fee, RPRF) de 600 $, pour un total d’environ 1 590 $ ; le conjoint ou conjoint de fait est traité de la même façon (990 $ + 600 $) ; l’enfant mineur est à 270 $ et est exempt du RPRF. La structure des frais des autres catégories, comme le parrainage familial, est légèrement différente, et les montants peuvent encore être ajustés, alors avant de soumettre, vérifiez impérativement par rapport au plus récent barème de frais d’IRCC.
Quant à « peut-on encore retourner travailler à Taïwan après avoir obtenu la RP », la réponse est oui, mais à condition de bien respecter l’obligation de résidence—résider physiquement au Canada au moins 730 jours à l’intérieur de chaque période de 5 ans. Pour le temps passé à l’étranger au-delà, une partie peut être créditée par des conditions comme « accompagner à l’étranger un conjoint citoyen canadien » ou « être détaché à l’étranger pour une entreprise canadienne », mais les immigrants ordinaires ont généralement du mal à les appliquer ; si vous êtes à l’étranger à long terme et que vous ne remplissez manifestement pas l’obligation de résidence, votre statut de RP pourrait poser problème au moment du renouvellement. Une autre question fréquemment posée est de savoir si le travail effectué pendant un permis vacances-travail peut compter pour l’Entrée express : oui, pourvu que le poste relève de NOC TEER 0/1/2/3 et soit à temps plein (au moins 30 heures par semaine). Des emplois comme serveur de restaurant (le plus souvent TEER 4) et ouvrier agricole (TEER 4/5) ne comptent pas pour l’admissibilité à la CEC, mais peuvent tout de même compter comme points bonus d’expérience de travail pour le SCG (avec moins de points).
Les noms et conditions des programmes PCP de chaque province changent chaque année, alors avant de vraiment vous lancer dans la demande, n’oubliez pas de vérifier une fois de plus les annonces les plus récentes des bureaux d’immigration de chaque province et du site Web d’IRCC. Si vous voulez d’abord bien comprendre les deux voies les plus populaires, vous pouvez poursuivre avec le Guide complet de l’Entrée express et le Guide d’immigration conjoint/conjoint de fait.

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