Mise à jour : 2026-07-03 | Source : page officielle de la Loi sur la procréation assistée de Santé Canada, texte intégral de la Loi sur la procréation assistée (LC 2004, ch. 2) | Les détails d’enregistrement de la filiation varient selon la province — consultez un avocat en droit de la famille et une clinique de fertilité pour confirmer les règles les plus récentes
La maternité de substitution est légale au Canada, mais « légale » comporte une condition préalable claire : l’arrangement doit être altruiste. Voici un résumé du fondement juridique, de la question de savoir si de l’argent peut être versé, des dépenses pouvant être remboursées, et de la façon dont l’enregistrement de la filiation diffère selon la province — un sujet souvent simplifié à outrance en une dichotomie « légal ou illégal », alors que les règles réelles sont beaucoup plus nuancées.
Le fondement juridique est la Loi sur la procréation assistée (LPA), adoptée par le gouvernement fédéral en 2004, qui fait explicitement de la maternité de substitution commerciale une infraction criminelle — il est illégal pour quiconque de payer, d’offrir de payer, ou de faire de la publicité pour payer (en argent, en biens ou en services) une femme pour qu’elle agisse comme mère porteuse; de même, les agences intermédiaires commerciales qui jumellent des mères porteuses et des parents d’intention moyennant des frais sont également interdites. Les contrevenants peuvent être condamnés à une amende pouvant atteindre 500 000 $ CA ou à une peine d’emprisonnement pouvant atteindre 10 ans, ou aux deux — une sanction pénale sérieuse, pas une amende administrative.
Beaucoup entendent « altruiste » et présument qu’une mère porteuse ne peut recevoir aucun argent pendant toute la grossesse — c’est une méprise. La LPA permet le remboursement de dépenses raisonnables — une mère porteuse peut être remboursée pour des coûts découlant directement de la grossesse, comme des vêtements de maternité, des médicaments connexes, et les frais de déplacement vers et depuis des rendez-vous médicaux — des dépenses raisonnables directement liées à la grossesse. Autrement dit, la loi distingue « payer pour un service » (illégal) de « rembourser des dépenses réelles » (légal) : le premier signifie « vous portez mon enfant, je vous verse une somme en contrepartie du service »; le second signifie « je vous rembourse l’argent que vous avez dépensé à cause de la grossesse, sur présentation de reçus ». Cette limite doit être tracée soigneusement en pratique, généralement au moyen d’une entente formelle avec l’aide d’une clinique de fertilité et d’un avocat en droit de la famille, en définissant clairement ce qui constitue un remboursement afin de ne pas basculer par inadvertance dans une zone grise de « rémunération déguisée ».
La LPA relève du droit criminel fédéral, mais une fois l’enfant né, le processus administratif réel de détermination de la filiation et d’enregistrement de la naissance est régi par la législation propre à chaque province, et les règles ne sont pas identiques d’une province à l’autre. En C.-B., par exemple, la Family Law Act comporte des dispositions particulières pour la détermination de la filiation dans les arrangements de maternité de substitution, permettant à la mère porteuse et aux parents d’intention, au moyen d’une entente écrite, de faire enregistrer les parents d’intention (plutôt que la mère porteuse) comme parents légaux sous certaines conditions — bien que le processus réel doive tout de même respecter les exigences légales concernant le moment de l’entente et le consentement écrit. Si votre arrangement s’étend sur plusieurs provinces, ou si les parents d’intention et la mère porteuse résident dans des provinces différentes, la détermination de la filiation et le processus d’enregistrement deviennent plus complexes; il est fortement recommandé de consulter un avocat en droit de la famille connaissant bien les règles de votre province avant le début de la grossesse, et de mettre en ordre les documents juridiques de transfert de filiation plutôt que de s’en occuper seulement après la naissance de l’enfant.
La maternité de substitution implique plus que la simple conformité légale — il y a aussi des risques pratiques à prendre au sérieux : sur le plan médical, il faut trouver une clinique de fertilité et une équipe obstétricale expérimentées dans les grossesses de substitution; sur le plan juridique, l’entente entre les parents d’intention et la mère porteuse devrait être examinée séparément par l’avocat de chaque partie (pour éviter les conflits d’intérêts), en précisant à l’avance la portée du remboursement, le pouvoir décisionnel médical, et les situations imprévues pendant la grossesse (comme la nécessité d’une interruption précoce, des grossesses multiples, etc.); si l’un des parents d’intention ou la mère porteuse n’est pas citoyen canadien ou résident permanent, il faudra aussi tenir compte du statut d’immigration, de la reconnaissance transfrontalière de la filiation, et de la détermination de la citoyenneté de l’enfant — ces situations transfrontalières sont beaucoup plus complexes sur le plan juridique qu’un arrangement purement national, alors demandez un avis professionnel tôt plutôt que de vous fier uniquement à des renseignements trouvés en ligne ou à l’expérience d’amis et de proches.
Quelques scénarios courants : pour quelqu’un qui « veut simplement comprendre la légalité », la maternité de substitution est en elle-même légale au Canada, tant que l’arrangement est altruiste et mené au moyen d’une entente formelle avec un remboursement raisonnable — il n’est pas nécessaire d’adopter une attitude visant à contourner la loi en espérant que tout se passe bien. Pour quelqu’un « déjà à la recherche d’une agence de maternité de substitution », méfiez-vous de tout arrangement qui vous demande de payer des « frais de service » à quiconque autre que la mère porteuse elle-même — cela peut impliquer un courtage commercial illégal, et il vaut la peine de consulter un avocat pour confirmer si le modèle de frais de l’agence est légal. Pour les situations où « les parents d’intention ou la mère porteuse sont des ressortissants étrangers », ces situations transfrontalières comportent des règles de filiation et d’immigration plus complexes, nécessitant de consulter à la fois un avocat en immigration et un avocat en droit de la famille.
Cet article ne fournit qu’un aperçu général du cadre juridique et ne constitue pas un avis juridique pour un cas individuel; pour un arrangement réel, consultez un avocat en droit de la famille agréé au Canada et une clinique de fertilité, et fiez-vous à la page officielle de la LPA de Santé Canada.

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