Vue de rue d'une ville canadienne, illustrant les locations de courte durée et les taxes d'hébergement

Mise à jour : 11 juillet 2026 — Les taux de taxes, les frais et la réglementation changent souvent ; vérifiez toujours les sources officielles pour les chiffres les plus récents.

Quand on réserve un hébergement au Canada ou aux États-Unis, ce qu’on remarque le moins souvent, ce n’est pas la qualité des photos de l’annonce, mais bien cette dernière ligne de la page de paiement : « taxes et frais ». Le même appartement peut avoir un taux de taxe complètement différent selon qu’on réserve 5 nuits ou 35 nuits ; et dans la même ville, réserver via Airbnb plutôt que de trouver une location mensuelle implique des règles de légalité et une structure de coûts différentes. Cet article se concentre sur un aspect que le site n’avait pas encore détaillé : le cumul des taxes touristiques et d’hébergement. Pour une comparaison complète des plateformes elles-mêmes, deux guides déjà très détaillés existent sur le site — on y renvoie plutôt que de répéter le contenu ici.

D’abord, déterminez quel type d’hébergement vous cherchez vraiment

Avant de comparer les taux de taxes, il faut d’abord savoir dans quelle catégorie on se situe : un court séjour (1 à 13 nuits) implique généralement de choisir entre un hôtel, Airbnb ou Vrbo ; un séjour de transition mensuel (2 semaines à 3 mois) correspond aux plateformes de location meublée comme Blueground ou Corporate Stays, ou aux annonces mensuelles à prix réduit sur Airbnb/Vrbo ; un bail longue durée formel (3 mois et plus) fait appel à Zumper, PadMapper, Rentals.ca, Facebook Marketplace ou Kijiji. Pour une comparaison détaillée des plateformes de location longue durée, deux guides du site couvrent déjà bien le sujet : Comparatif des sites de location au Canada compare Rentals.ca, Zumper/PadMapper, Facebook Marketplace, Kijiji, Craigslist et REALTOR.ca ; Comment choisir entre logement, location courte durée et hôtel au Canada aborde la question par type d’hébergement : hôtel, location courte durée, studio meublé mensuel, résidence étudiante. Cet article se concentre spécifiquement sur le segment court séjour/location courte durée — frais de plateforme et taxes d’hébergement — en complément de ces deux guides, sans les répéter.

Plateforme Positionnement Durée idéale Structure des frais Avantages Points de vigilance
Airbnb Principalement des appartements entiers et logements atypiques À partir d’1 nuit, réductions mensuelles disponibles Frais hôte jusqu’à environ 15,5 % (modèle à frais unique, adopté par la plupart des hôtes depuis avril 2026) ; les voyageurs paient en plus des frais de service, souvent 14 à 16 % au total Le plus grand choix d’annonces, système d’avis mature, marge de négociation pour les séjours mensuels Les locations courte durée dans les villes populaires sont soumises à la réglementation locale (voir les sections Vancouver/Toronto ci-dessous) ; il faut inclure les frais de ménage et de service dans le total avant de réserver
Vrbo Principalement des maisons entières, voyages en famille À partir d’1 nuit Frais hôte d’environ 8 % (5 % de commission + 3 % de traitement des paiements) ; frais de service voyageur d’environ 6 à 15 % Frais hôte plus bas qu’Airbnb, adapté aux grands logements ou groupes Moins d’annonces qu’Airbnb, surtout pour les appartements en ville
Booking.com Hôtels et quelques logements de type appartement À partir d’1 nuit Commission moyenne d’environ 15 % prélevée sur les hôtes Nombreuses options d’annulation gratuite, pratique quand l’itinéraire n’est pas encore fixé Offre d’appartements moins fournie qu’Airbnb/Vrbo, reste orienté hôtel
Blueground / Corporate Stays Appartements meublés prêts à vivre, en location mensuelle Généralement 30 nuits minimum Tarif mensuel tout inclus (services publics et internet généralement inclus), aucun frais de plateforme pour le voyageur Qualité constante, aucun bail longue durée requis, adapté aux déplacements professionnels ou périodes de transition Prix plus élevé qu’une location longue durée classique ; adapté à 1–6 mois, pas à une résidence permanente

Comment les taxes d’hébergement se cumulent-elles réellement au Canada et aux États-Unis — il n’existe pas de taux national unique

Que vous réserviez au Canada ou aux États-Unis, le total sur la page de paiement empile généralement 2 à 4 niveaux de taxes : taxe fédérale de consommation, taxe provinciale ou d’État, plus une taxe d’hébergement/touristique supplémentaire imposée par la ville ou l’office de tourisme. Ces taxes supplémentaires ne s’appliquent en général qu’aux courts séjours, avec un seuil basé sur le nombre de nuits — au-delà, elles ne s’appliquent plus.

Canada — taxes fédérales et provinciales

Région Taxe fédérale/provinciale Taxe d’hébergement supplémentaire Seuil de courte durée
Colombie-Britannique (dont Vancouver) 5 % TPS + 8 % TVP Variable selon les zones, jusqu’à 3 % de MRDT (taxe régionale et municipale) ; Vancouver ajoute 2,5 % supplémentaires de « MRDT événements majeurs » (jusqu’au 31 janvier 2030, pour couvrir les coûts liés à l’accueil de la Coupe du monde et d’événements similaires) S’applique aux séjours de moins de 30 nuits consécutives
Ontario (dont Toronto) 13 % TVH La taxe d’hébergement municipale de Toronto (MAT) est actuellement de 8,5 % (majoration temporaire du 1er juin 2025 au 31 juillet 2026 en raison de la Coupe du monde ; retour au taux standard de 6 % à partir du 1er août 2026) La MAT ne s’applique qu’en dessous de 28 nuits consécutives ; exemption à partir de 28 nuits
Québec 5 % TPS + 9,975 % TVQ Certaines villes ajoutent leur propre taxe touristique Les règles provinciales s’appliquent généralement en dessous de 31 jours
Autres villes de C.-B. (ex. Kelowna, Whistler) 5 % TPS + 8 % TVP MRDT locale jusqu’à 3 %, variable selon la ville — consulter la carte des zones MRDT pour le taux exact Même règle que pour la C.-B. en général

États-Unis — un patchwork de taxes d’État et locales

Il n’existe pas de taxe d’hébergement nationale unique aux États-Unis — taxe d’État, taxe municipale et parfois un montant fixe par nuit peuvent tous se cumuler, avec des totaux très variables selon la ville :

Ville/région Taux combiné approximatif Remarques
Hawaï Environ 11 % (État) plus taxes locales, pouvant atteindre près de 19 % au total Le taux d’État est passé de 10,25 % à 11 % en 2026
New York City Environ 14,75 % plus un montant fixe de 3,50 $ par chambre et par nuit Taxe d’État, taxe municipale et taxe d’occupation municipale se cumulent
Washington, D.C. Environ 15,95 % Parmi les plus élevées du pays
San Diego, Californie Environ 11,75–13,75 % (selon la zone) Les taux continuent d’augmenter en 2026

Concrètement, pour une réservation à Vancouver de 30 nuits ou moins, il faut cumuler TPS + TVP + MRDT (plus les 2,5 % supplémentaires propres à Vancouver) — les taxes gouvernementales représentent à elles seules près de 18 % du prix affiché, et en ajoutant les frais de service de la plateforme, le coût total dépasse largement le prix du logement affiché. À Toronto, le chiffre à retenir est 28 nuits — réserver 28 nuits plutôt que 29 peut faire la différence entre payer ou non la MAT de 8,5 % sur l’ensemble du séjour.

Vancouver a durci sa réglementation sur les locations courte durée après une modification de règlement en octobre 2024 : la définition de « location courte durée » est passée de « moins de 30 nuits » à « moins de 90 nuits consécutives », et les hôtes de location courte durée ne peuvent désormais enregistrer une annonce qu’à leur résidence principale — un condo d’investissement ne peut plus être loué en entier via Airbnb. Résultat : l’offre d’appartements entiers sur Airbnb a diminué par rapport à avant, et la disponibilité se resserre pendant les mois de pointe. En pratique : pour un séjour de 1 à 13 nuits (voyage d’affaires, matchs, court séjour touristique), un hôtel ou une annonce Airbnb/Vrbo affichant un enregistrement valide (numéro de licence municipale plus numéro d’enregistrement provincial) convient — vérifiez toujours que ces deux numéros sont affichés avant de réserver. Pour un séjour de transition de 2 semaines à 3 mois, Blueground ou Corporate Stays est l’option la plus stable à Vancouver dans cette fourchette, car ces plateformes sont conçues autour d’un minimum de 30 nuits et évitent les litiges liés aux licences de location courte durée. Au-delà de 3 mois — pour étudier, travailler ou s’installer en tant que nouvel immigrant — il faut passer par un bail résidentiel formel en Colombie-Britannique, protégé par les règles du BC Residential Tenancy Branch, sans aucun lien avec les taxes ou licences de location courte durée.

Toronto fonctionne différemment. L’élément clé n’est pas la résidence principale, mais les frais d’enregistrement et le seuil fiscal de 28 nuits. Les exploitants de locations courte durée doivent payer des frais d’enregistrement de 375 $ (tarif 2026) et afficher leur numéro d’enregistrement, que les annonces sont censées afficher également. Pour 1 à 13 nuits, Airbnb, Vrbo et Booking.com conviennent tous — le total à la caisse reflétera 13 % de TVH plus 8,5 % de MAT (jusqu’au 31 juillet 2026), il vaut donc mieux comparer le total taxes incluses plutôt que le seul prix par nuit. Pour un séjour de 2 semaines à 1 mois avec un peu de flexibilité, étendre la réservation à 28 nuits ou plus permet d’éliminer complètement la MAT — soit près de 10 % d’économie sur le total — c’est l’astuce la plus souvent négligée à Toronto. Si le séjour reste sous 28 nuits, les logements meublés mensuels de Blueground ou Corporate Stays sont généralement facturés au mois plutôt qu’à la nuit, il vaut donc la peine de les comparer aux annonces mensuelles d’Airbnb. Au-delà d’un mois, le marché de la location longue durée à Toronto est bien établi — signez un bail et vous êtes couvert par la réglementation résidentielle de l’Ontario, sans taxe de courte durée ni frais d’enregistrement.

Au-delà de Vancouver et Toronto, des villes comme Montréal, Calgary et Ottawa suivent une logique similaire pour les licences de location courte durée et les taxes d’hébergement — seuls les taux et les seuils de nuits diffèrent. Avant de réserver, cherchez le nom de la ville accompagné de « short-term rental bylaw » et « municipal accommodation tax » pour vérifier directement la page officielle, plutôt que de supposer que les règles d’une autre ville s’appliquent. Les villes touristiques comme Whistler et Kelowna appliquent généralement une MRDT de 3 %, et la disponibilité en haute saison (saison de ski, week-ends d’événements) se remplit vite — mieux vaut réserver 1 à 2 mois à l’avance si possible.

Avant de réserver, voici une liste de vérification utile : la durée du séjour se situe-t-elle du côté courte ou longue durée du seuil (90 nuits à Vancouver, 28 à Toronto) ? L’annonce affiche-t-elle un numéro d’enregistrement/de licence valide ? Quel est le total taxes incluses à la caisse, et pas seulement le prix de la chambre ? L’annulation gratuite est-elle disponible, ce qui compte si les plans ne sont pas encore fixés ? Et si le séjour dépasse un mois, une location mensuelle ou un bail longue durée reviendrait-il réellement moins cher qu’une réservation nuit par nuit ?

Questions fréquentes

Airbnb est-il toujours plus cher qu’un hôtel ?

Pas nécessairement. Pour un court séjour de quelques nuits, les frais de ménage et de service d’Airbnb font souvent grimper le total à un niveau comparable, voire supérieur, à un hôtel équivalent. Mais pour un séjour mensuel ou un voyage en groupe, un appartement entier via Airbnb ou Vrbo revient généralement moins cher en moyenne qu’un hôtel.

Réserver exactement 28 nuits à Toronto suffit-il pour être exempté de la MAT ?

La règle est « 28 nuits consécutives ou plus » pour l’exemption de MAT. En pratique, les plateformes et les hôtes déterminent cela selon que la réservation atteint ou dépasse 28 nuits — il est préférable de vérifier directement à la caisse que la ligne de taxe affiche 0 $ plutôt que de faire le calcul soi-même.

Où les voyageurs peuvent-ils vérifier un numéro de licence de location courte durée à Vancouver ?

Le site officiel de la Ville de Vancouver propose une section dédiée aux licences de location courte durée où l’on peut consulter la liste des licences commerciales délivrées. En cas de doute sur la légitimité d’une annonce, on peut y vérifier le numéro affiché.

Quelles plateformes les nouveaux immigrants ou étudiants devraient-ils utiliser en premier, avant de trouver un logement permanent ?

La plupart des gens commencent par une annonce mensuelle sur Airbnb ou Vrbo, ou un logement Blueground/Corporate Stays, pour couvrir le premier mois après leur arrivée, tout en utilisant des plateformes de location longue durée comme Zumper, PadMapper ou des groupes Facebook (voir notre comparatif des sites de location) pour trouver un logement permanent. Confirmez d’abord la ville et le temps de trajet, puis signez un bail formel — ne signez jamais un bail longue durée depuis l’étranger avant d’arriver, c’est un schéma d’arnaque courant.


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